Une marche en mémoire de Mamoudou Barry dans les rues de Rouen

Un rassemblement a été organisé ce vendredi 26 juillet en hommage à l’enseignant-chercheur de l’Université de Rouen mort après une agression à Canteleu (Seine-Maritime)
 

Par Richard PlumetPublié le 26/07/2019 à 16:54Mis à jour le 26/07/2019 à 19:17L’agression a eu lieu le vendredi 19 juillet 2019. La victime, Mamoudou Barry, est décédée des suites des coups reçus le lendemain au CHU de Rouen.

Cette mort a suscité une grande émotion, tant à Rouen qu’en Guinée, d’où était originaire Mamoudou Barry.

“Halte au racisme”

Au départ de la faculté de Droit, une marche blanche a été organisée par un collectif ce vendredi après-midi dans les rues de Rouen, jusqu’au palais de justice, pour rendre hommage à la victime de ce qui est qualifié dans l’enquête en cours d’agression à caractère raciste.

C’est une marche pacifique et silencieuse pour honorer la mémoire d’une belle personne, une personne qui essayait tout le temps de discuter avec ceux avec lesquels il vivait. C’était une personne bienveillante. Donc la marche elle doit  se passer selon ses valeurs…

  • Hady Barry, membre du collectif “Justice pour Mamoudou Barry” , ancien étudiant de de la faculté de Droit de Rouen et membre de l’association des jeunes Guinéens de France

Rouen : une marche en mémoire de Mamoudou Barry 

Avant de prendre le départ vers le centre-ville de Rouen, la foule présente a scandé “Halte au racisme ! Justice pour docteur Mamoudou Barry ! “

Rouen le 26 juillet 20189 : la famille de Mamoudou Barry en tête de la marche blanche / © Photo : Julie Howlett / France 3 Normandie
Rouen le 26 juillet 20189 : la famille de Mamoudou Barry en tête de la marche blanche / © Photo : Julie Howlett / France 3 Normandie


Contre le racisme 

Combattre et agir contre le racismea été un thème très présent sur les pancartes, dans les slogans et dans les prises de paroles de ce rassemblement à Rouen.

C’est un combat qui,  ces dernières années était très compliqué à mener parce que je pense qu’on a baissé notre niveau de vigilance sur ces sujets en pensant que, finalement, tout ça évolue positivement. Et aussi avec une pensée très négative de certains responsables politiques, d’intellectuels,  qui ont commencé à parler de “grand remplacement” de “quand même, ces populations d’origine immigrée posent un problème…” Et bien tous ces discours,  ça finit par avoir des conséquences !

  • Dominique Sopo, président de SOS Racisme

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*