Guinée: l’apparition de nouveaux cas d’Ebola préoccupe les autorités

La réunion s’est tenue en présence du ministre de la Santé, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), l’Institut national de Santé publique ainsi que les partenaires à savoir les Nations unies, l’OMS, MSF, Alima, le CDC, la Croix-Rouge et autres. « La Guinée est en situation d’épidémie d’Ebola », a déclaré le docteur Sakoba Keïta, directeur de l’ANSS.

Des mesures d’urgence ont été arrêtées, comme la mise en route du protocole de traitement. Il faut ensuite commander au plus vite des vaccins car pour l’instant il n’y a pas de stocks en Guinée. Et enfin, envoyer une seconde mission en Guinée forestière, dans le sud-est, censée partir dès ce 14 février après-midi pour Nzérékoré afin de délimiter la zone de contamination et d’identifier tous les cas contact.

La Guinée forestière déjà frappée par le passé

Nzérékore est la capitale régionale de la Guinée forestière, région la plus au sud du pays, où l’épidémie avait démarré en 2016 et où ces nouveaux cas ont été signalés, le samedi 13 février.

Concernant cette résurgence, selon l’ANSS, une infirmière de Gouécké, dans la préfecture de Nzérékoré, est tombée malade. Transférée à l’hôpital, elle décède entre le 27 et 28 janvier 2021.

Suite à son enterrement, huit personnes souffrent de diarrhée, de vomissements et de saignements. Des échantillons sont alors prélevés et expédiés aux laboratoires de Gueckedou et Conakry qui ont donné confirmation.

Parmi ces personnes, plusieurs d’entre elles sont testées positives au virus Ebola. S’en suit un mouvement de panique chez certains habitants de la région, ce qui fait craindre aux autorités sanitaires que l’épidémie se répande vite. Quatre cas contact sont isolés à Nzérékoré et un à Conakry, le 12 février mais il pourrait y en avoir d’autres. « la Docteure Sokpo Téoro est directrice préfectorale de la santé de Nzérékoré :

« Il y a vraiment une grande inquiétude. Certains sont restés, d’autres sont partis et on les rappelle. On a pris des dispositions pour que la maladie reste dans ce village-là pour pas qu’elle se répandent. »

Cependant, selon les autorités, il y a plusieurs raisons d’être optimistes. D’abord, par rapport à 2013, la détection des cas s’est faite en deux semaines et il existe maintenant un vaccin.

Reste enfin la question de l’origine de cette résurgence via un patient guéri ou bien une nouvelle contamination par un animal. Les enquêtes devraient fournir des informations .

Avec Rfi

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